Auteur/autrice : Geneviève

  • Du côté de Beauvoir

    Du côté de Beauvoir

    Partis « pedibus cum jambis » de la place Saint Roch à Arvillard (490 m), nous avons rejoint l’autre versant du Bens, en Isère, pour une balade très agréable sous la houlette de Thierry. Nous sommes montés au hameau de Beauvoir, via Montgaren (connu localement pour son remarquable fromage fabriqué à la ferme de La Grangette) par des sentiers de châtaigneraies où l’on foulait les tapis de feuilles mortes. Le casse-croûte dégusté au soleil dans une prairie d’où on admirait Arvillard (sous un angle inhabituel) et les montagnes enneigées, fut une fois encore agrémenté de pâtisseries, mangées sans arrière-pensée. En effet, l’effort s’est poursuivi au-delà de Beauvoir, jusqu’à Bel-Air (1030 m).

    Un magnifique sentier en zig-zags dans des pentes moussues bien raides, plantées d’épicéas, nous ramena plus bas à la Maison Forestière de Saint-Hugon. Le Bens fut retraversé au Pont du Diable (borne frontalière numéro 66). Nous avons ainsi terminé ce beau circuit en terre savoyarde, rejoignant Montlevet puis le sentier jaune du Molliet. Merci, Thierry !

    Participants : Éric, Jean-Jacques, Daniel, Thierry, Chrystel, Geneviève.

  • Chalet des Mouilles

    Chalet des Mouilles

    Discret au bord d’une piste forestière peuplée d’épicéas, le modeste chalet des Mouilles s’atteint en une heure de marche environ, depuis l’entrée de la station de ski du Collet d’Allevard. Aujourd’hui, notre objectif étant de découvrir ce chalet au gré d’une balade à raquettes, nous chaussons celles-ci dès la station. La neige est bien là, une trace existante nous invite tout naturellement à entrer dans la forêt. La dénivelée prévue est minime, le soleil réchauffe l’atmosphère, et nous avançons donc avec insouciance !

    Le récit : « Après avoir dépassé le chalet (1480 m), nous avons rejoint la route forestière du Pas du Bœuf située en contrebas, et l’avons suivie sur environ 1 km en direction du refuge de la Pierre du Carre, face à l’imposant Grand Charnier qui scintillait au loin. Nous avons dégusté toutes sortes de bonnes choses au moment du casse-croûte, installés confortablement sur un talus enneigé, profitant de ce moment de pause pour reposer les muscles déjà un peu « échauffés » et taper la discute. Ensuite, nous sommes revenus par cette piste du Pas du Bœuf à proximité de la station (avant-dernier virage sur la route menant à la station, altitude 1350 m). Les plus alertes et courageux remontèrent chercher les voitures, tous admettant qu’ils ressentaient les effets de cette marche en raquettes, douloureux pour les muscles, apaisants pour la tête. »

    Dans le déroulé de ce parcours en forêt, quelques »trouées » dans la végétation laissent apparaître les sommets surplombant la vallée du Veyton, dont les silhouettes bien découpées sur le ciel azuré sont une invitation au rêve !

    Distance 6,4 km, dénivelée 200 m.

    Participants : Muriel, Florence, Chrystel, Gilles, Jean-Jacques, Daniel, Geneviève.

  • Tour des Tours et… détours !

    Tour des Tours et… détours !

    27 novembre, jour de la Saint-Séverin !

    Les Tours de Montmayeur furent une fois encore choisies pour une halte gourmande ( mais bien fraîche à l’ombre de la haute Tour nord !), après 2 h 30 d’un parcours agréable débuté dans le charmant village de La Trinité. Le circuit du jour passait par le col de Cochette, puis rejoignait les ruines de la Chapelle Saint Michel par une piste forestière parfois boueuse, pour enfin accéder aux 2 tours remises en valeur par des passionnés de patrimoine. Ce jour-là, le sol tapissé de feuilles mortes ne fut pas trop glissant, quoique ! L’itinéraire se faufilait le long des crêtes de Montraillant, ouvrant des vues magnifiques sur le massif de la Lauzière bien enneigé, et sur les Bauges.

    Le retour nous mena jusqu’au lieu-dit « La Franque », où nous eûmes une pensée pour les jeunes Résistants qui se cachèrent en 1944 dans la maison le long de laquelle passe le sentier jaune. La suite faisait revenir en boucle au point de départ, en traversant le hameau des Bâtards et en maintenant le cap au nord-est.

    Dénivelée 560 m, distance 11,5 km.

    Participants : Dominique, Chrystel, Valérie, Thierry, Florence, Jean-Jacques, Geneviève.

  • Val Pelouse par les chalets de la Grande Montagne

    Val Pelouse par les chalets de la Grande Montagne

    Juste avant que ne tombe la neige en Arvillard, en ce mercredi de la Saint Tanguy, nous avons rejoint le site de Val de Pelouse (1720 m) en démarrant la marche depuis le Molliet (750 m).

    Le sentier jaune, bien balisé et tracé agréablement sur les routes forestières et sur d’anciennes sentes, parcourt la majestueuse forêt communale, laissant voir au passage le chalet de la Vibillarde (1200 m) puis les 2 chalets d’alpage de la Grande Montagne(1450 m) dont nous apprécierons le confort rustique au retour, au moment du pique-nique. Le froid persiste, et nous admirons le décor féérique du givre au sol et sur la végétation ambiante. Au-dessus du chalet du Milieu (qui mérite le détour), nous voilà arrivés à l’ancien « stade de neige » de Val Pelouse. Waouh ! Soleil et vent rafraîchissant rendent ces paysages déjà connus encore « neufs », et nous ne résistons pas à la classique énumération de « nos » sommets locaux, à la mise en boîte d’un « selfie »et à la simple contemplation !

    Le casse-croûte se passe donc au chalet supérieur de la Grande montagne, à l’abri du froid, bien installés sur la grande table des festins pour la dégustation de brioche aux pralines, chocolat à la menthe fraîche, boissons chaudes.

    La descente se fait sans douleur, avec toutefois notre mascotte Shanny blessée à une patte et transformant sa maîtresse en sherpani ! Belle journée lumineuse !

    Participants : Dominiqe, Chrystel, Daniel, Geneviève.

    Dénivelée + et – 960 m, distance 12 km.

  • Grand Roc et Mont de la Buffaz

    Grand Roc et Mont de la Buffaz

    Ces 2 sommets sont situés au nord de la Pointe de la Galopaz, sur la ligne de crête courant sur 8 km environ, du col de la Galopaz (extrémité sud, 1479 m) à la forêt du Mont Nau.

    On les atteint classiquement depuis le lieu-dit « le Fournet chalet » (1043 m, près du col des Prés et Aillon-le-Jeune).

    L’itinéraire débute par un tronçon commun avec celui de la Galopaz, montant plein est en forêt, balisé en jaune. Arrivé à la ligne de crête (replat à 1450m), on quitte ce sentier balisé pour emprunter une sente peu tracée qui part vers le nord et suivra constamment la crête. Le Grand Roc apparait bien raide et rocailleux dans son premier ressaut, ce qu’il est. Ensuite, la trace reste étroite, limitée de chaque côté par des pentes soutenues, entre éboulis, hêtraies et conifères, avec des vues magnifiques sur les Bauges, le mont Blanc, la Lauzière, Belledonne. Le contraste de couleurs, entre les Bauges vertes et ocre, et les plus hauts sommets enneigés, ravit l’œil du randonneur.

    Après le cairn du Grand Roc (1623 m), on poursuit sur la crête jusqu’au Mont de la Buffaz (1660 m), toujours vigilants sur le placement des chaussures ! Ce jour, nous avons persévéré en direction du Jardin des Dames (1583 m) plus au nord. Nous avons tenté de trouver un cheminement pour redescendre en boucle par la forêt du Mont Nau, mais la traversée de pentes abruptes sur de beaux tapis de feuilles mortes glissantes et les escarpements rocheux ont eu raison de notre tentative.

    Le retour s’est opéré par l’itinéraire de montée, avec casse-croûte panoramique dans les herbes sèches sur la crête. Notre mascotte Shanny, petite chienne sympathique, a eu droit à sa patte de poulet !

    Dénivelée 651 m, distance 8,4 km.

    Participants : Chrystel, Daniel, Geneviève.

  • Traversée des Plagnes.

    Traversée des Plagnes.

    Au départ du super Collet d’Allevard (1640 m), en ce jeudi 30 novembre, la neige a vite accompagné notre montée à l’ombre en direction de l’arête de l’Évêque. Nous avons franchi celle-ci pour passer sur le versant de la vallée du Veyton. Le soleil nous réchauffait enfin, le sentier était sec, les dos d’âne s’enchaînaient, la vue s’ouvrait sur le Puy Gris, les sommets du Haut-Gleyzin et le Grand Charnier.

    Arrivés au col de Claran (1903 m) après avoir surplombé le refuge de la Pierre du Carre, nous avons alors examiné le Petit Charnier (2181 m) dont le sommet était notre objectif du jour. La majorité du groupe a préféré renoncer à son ascension, au vu de la neige bien présente sur l’arête nord. Le vallon de Claran lui aussi assez enneigé et encore dans l’ombre ne nous a pas attirés. Nous avons alors entamé le retour en grimpant aux Plagnes (2096 m), sur des reliefs secs et ensoleillés. Le vent coutumier nous attendait sur la crête, et la cabane du télésiège de Claran s’est avérée idéale pour un casse-croûte en conditions relativement hivernales. La descente s’est faite sur les pistes de ski, non pas « tout shuss » mais en mode « bla-bla-bla ».

    Dénivelée 600 m, distance 6 km.

    Participants : Valérie, Chrystel, Virginie, Fabienne, Alain, Daniel, Geneviève.

  • Sous le Trélod

    Sous le Trélod

    Ce fier sommet bauju s’était paré d’un peu de neige, en ce jour de la Toussaint, avec une ambiance automnale et un fort vent près des crêtes.

    Partis du parking des Cornes (terminus de la route venant de Doucy-en-Bauges à 1200 m), nous avons rejoint le pied de la Dent des Portes (à environ 1800 m) par le sentier forestier balisé en jaune, orienté nord/nord-ouest, humide à souhait, glissant, assez sombre. Au sortir de la forêt, le vent froid s’est déchainé ; admirant au passage l’aérienne Dent des Portes, nous avons poursuivi notre chemin en direction des chalets du Charbonnet (rejoints par une descente à 1810 m), itinéraire classique pour monter au Trélod. Les contreforts nord-ouest de la montagne étaient un peu enneigés, ce qui n’empêcha pas une partie de la troupe de continuer l’approche après avoir quitté les chalets.

    Mais les estomacs criaient famine, le terrain restait glissant ; aussi fut opéré demi-tour pour revenir sous la Dent des portes (qui culmine à 1932 m) ascensionnée alors par 2 d’entre nous. La descente se fit en boucle par le très agréable circuit du Golet de Doucy ( le golet est un trou créé dans la roche par l’érosion, celui de Doucy est discret, dans les roches attenantes à la Dent des Portes).

    Miracle de la nature, les couleurs flamboyantes des bouleaux, sorbiers ou érables illuminaient le paysage par ailleurs un peu tristounet !

    Distance 10 km, dénivelée 900 m.

    Participants : Fabienne, Virginie, Alain, Daniel, Geneviève.

  • Mont Pellat et Pointe de la Gorgeat.

    Mont Pellat et Pointe de la Gorgeat.

    Ce mercredi 29 octobre avait été choisi dans l’espoir de parcourir les crêtes de la Chartreuse Nord sur terrain sec. En fait, les sentiers recouverts de feuilles mortes s’avérèrent assez glissants, surtout dans les descentes (plusieurs glissades involontaires sans danger et sujettes à rigolades ! ).

    La boucle envisagée partait du col du Granier (1100 m), pour passer sur un parcours fortement en « montagnes russes » par les Granges de Joigny, le sympathique hameau du Grand Carroz, le col des Fontanettes, le Mont Pellat (ou Lentille), le col de la Drière et enfin (après de longues traversées ludiques un peu rocheuses, des montées successives sur des traces boueuses) la Pointe de la Gorgeat (1486 m). Là, certains ayant le sentiment du devoir accompli, le choix fut fait d’abandonner la montée prévue au Mont Joigny. Nous avons rejoint les Granges de Joigny par le GR 96, pour y casse-croûter.

    Lors de cette randonnée, la récompense tint non seulement à la diversité des paysages rencontrés, marqués par une forte empreinte géologique (à noter celle d’une belle ammonite en bordure de sentier), mais aussi au partage de l’excellent gâteau dégusté aux Granges (merci à la souriante pâtissière et alerte randonneuse ! ).

    Dénivelée 770 +, distance 10 km. Balisage jaune et rouge (sentier de pays du Tour de Chartreuse) jusqu’au Grand Carroz, jaune jusqu’à la Pointe de la Gorgeat, rouge et blanc depuis le col de la Gorgeat (GR 96 ).

    Participants : Chrystel, Jean-Jacques, Daniel, Geneviève.

  • Grand Arc et Char de la Turche.

    Grand Arc et Char de la Turche.

    Partis du parking de la source du Chenalet (1680 m), que l’on rejoint par la route forestière de la Fontaine au Loup, après Montsapey et avant Tioulevé, nous avons atteint 3 heures plus tard le sommet panoramique du Grand Arc (2482 m), extrémité nord du massif de la Lauzière.

    Le choix de l’itinéraire (en boucle avec retour par le Char de la Turche) était fondé sur la moindre dénivelée que la « classique » depuis Tioulévé, et surtout pour l’intérêt du parcours : passage par le Pas des Chèvres agréablement rocheux, montée bucolique par le déversoir du Lac Noir, tracé classique depuis le Lac Noir et retour par les crêtes sinueuses ramenant au Char de la Turche (2010 m). Ce sommet secondaire, avec une face rocheuse très raide émergeant de la végétation, présente l’avantage d’être un belvédère sur Petit et Grand Arc et sur le massif de la Lauzière, et surplombe un vallon esthétique dont on savoure la beauté une fois avalée la partie bien raide du sentier.

    Le Grand Arc était bien sombre lorsque nous étions à son sommet, et même le Mont-Blanc semblait gris ! Le vent froid nous a rappelé que l’automne incite à sortir les coupes-vent, gants et bonnets. Afin de casse-croûter à l’abri du vent, nous ne nous sommes pas attardés malgré le plaisir d’être remontés là-haut (aucune photo »pots de fleurs » n’a été prise !). La pause pique-nique s’ est faite dans les gazons, sous le Petit arc. Nous avons retrouvé le point de départ après 6 heures de marche ( et arrêts ).

    Dénivelée 874 m ; distance 8 km. Participants : Daniel et Geneviève.

  • Col d’Orgeval, dans les Bauges.

    Col d’Orgeval, dans les Bauges.

    Nous nous sommes retrouvés à 3 au parking du lac de Carouge, pour covoiturer jusqu’au col du Frêne et contourner l’Arclusaz par Ecole et le vallon de Bellevaux. A 1012 m, une aire de stationnement (parking du Nant Fourchu) marquait le départ de la randonnée vers le col d’Orgeval (1732 m).

    Par le chemin forestier dit « du gros fayard » (vieux hêtre vénérable ), nous avons atteint la zone d’alpages menant aux chalets d’Orgeval puis au col homonyme. A notre gauche défilaient les fiers sommets du Mont de la Coche, de Banc Ferrand et de l’Arcalod, dont la roche grise était égayée par les bruns et lie de vin des végétations rampantes ; à notre droite, l’impassible Pointe de Chaurionde semblait parée d’un pelage brun-roux ; vers le nord, au-delà du vaste vallon de Saint Ruph, la Tournette et la Sambuy bien redressée constituaient l’arrière-plan de la Pointe de Vélan vert sombre.

    Ce jour-là, nous avons été émerveillés par l’ explosion des couleurs, ors, ocres, bruns, rouge, verts, nuancés selon les endroits, généreux, joyeux. Érables, hêtres, sorbiers des Oiseleurs, conifères, fougères, se valorisaient harmonieusement. Quel artiste peintre avait donc créé ces tableaux magiques ?

    Au retour, le jeu des nuages et du soleil déclinant sur la face nord du Mont Péclod nous offrit le spectacle éphémère d’un voile de Vierge Marie se déployant sur les versants à l’ombre du vallon de Bellevaux.

    Encore une belle journée, en bonne compagnie ! Dénivelée 720 m ; distance 11 km.

    Participants : Sigrine, Daniel, Geneviève.

  • Sangle des Belles Ombres

    Sangle des Belles Ombres

    Notre sortie en Chartreuse, jeudi 9 octobre 2025, fut à l’image de la devise d’ Arvillard : « Nube Altius », qui signifie « Au-dessus des nuages ». Partis dans la grisaille, nous eûmes la bonne surprise de découvrir, en levant la tête, les falaises et la forêt multicolore inondés par un soleil radieux. C’était une invitation à s’élever depuis le parking de Pré Orcel (1450 m, au-dessus de Sainte-Marie du Mont) par les sentiers menant au col de l’Alpe. Nous avons rapidement bifurqué en direction du col des Belles Ombres, balisé en bleu, mais nécessitant de l’attention pour rester dans le bon chemin (multitude de traces paumatoires).

    Juste sous le col des Belles Ombres (1681 m), avant le replat tout vert ouvrant sur celui-ci, sous la falaise sommitale, une trace légère démarre en montant sur la droite (un cairn souvent disparu signe là le départ du Sangle1 des Belles Ombres).

    Ce sangle parcourt environ 3 km, suivant du sud au nord les Rochers des Belles Ombres jusqu’aux Rochers de l’Alpe, sinuant, montant et descendant au gré des fantaisies des roches qui le surpombent.

    On n’a de cesse de s’émerveiller des sculptures rocheuses façonnées par l’érosion, du panorama immense sur notre droite, tout en veillant à garder le pas sûr afin d’éviter le roulé-boulé fatal dans une de ces immenses pentes de prairie alpine.

    Aujourd’hui, une mer de nuages très dense recouvre les vallées, donnant aux sommets qui émergent telle une dentelle grise, toute leur superbe ! Le Mont-Blanc est, lui, tout blanc !

    Au terme du sangle , nous remontons sur le plateau par un couloir bien redressé que l’on repère grâce à deux marques de peinture jaune et bleue sur un rocher longeant le sangle, côté amont.

    Le retour au col des Belles Ombres s’effectue d’abord dans une forêt installée sur les lapiaz puis sur des prairies desquelles on admire la Réserve Naturelle des Hauts de Chartreuse. Les sentiers sont parsemés de petites roches calcaires, la mer de nuages en contrebas est plus légère, amenant parfois des volutes de « fumée » ! Le casse-croûte en début d’après-midi est bien mérité, sous un soleil digne d’une fin d’été. Nous terminons en descendant directement du col des Belles Ombres vers le sentier emprunté à l’aller. Belle journée d’automne pour le quatuor randonneur : Dominique, Valérie, Daniel, Geneviève.

    Dénivelée positive : 700 m environ ; distance 9,5 km.

    1. Les sangles en chartreuse sont des petits sentiers ou vires qui serpentent aux différents niveaux d’altitudes des barres rocheuses, cirques, pelouses à flanc de fortes pentes, à partir du moment où on quitte les forêts collinéennes et leurs chemins forestiers. Ils (les sangles oui, c’est masculin …) traversent à cette altitude une végétation qui est devenue principalement des pins à crochets et des épicéas [https://www.c-chouette-la-chartreuse.com/].
      Voir aussi sur le site de Pascal Sombardier.
      ↩︎

  • Le Grand Rocher en Belledonne.

    Le Grand Rocher en Belledonne.

    Ce modeste sommet (1926 m) atteint en moins de 2 heures depuis le Foyer de Fond du Barioz (1475 m), accueillait encore ce dimanche 28 septembre, de très nombreux randonneurs et v.t.t.istes venus en famille ou entre copains, profiter de la beauté des lieux.

    Les montagnes de Belledonne s’étaient parées d’un voile neigeux mettant en valeur les versants déjà colorés et les fonds des vallées très vertes. Côté Chartreuse, les nuages s’attardaient en petites boules le long des falaises. Le départ assez matinal nous a rappelé que dès fin septembre, la gelée blanche incite à mettre gants et bonnets tant que le soleil n’est pas là !

    Nous avons opté pour la montée versant ouest passant par le chalet Pierre Roubet, et le retour par les crêtes jusqu’au Crêt du Poulet. Ce parcours est toujours aussi gratifiant, même si on le connaît déjà bien avec le passage au Crêt Luisard et sa descente sur des traces confidentielles. Pour finir, nous avons descendu les pistes de ski alpin assez raides et rejoint le Foyer de Fond par la piste forestière du Crêt du Poulet.

    Participants : Thierry, Geneviève.

  • Source du Cernon

    Source du Cernon

    Ce torrent prend sa source en terrain calcaire, dans la forêt domaniale du Boutat, en Chartreuse nord. Il apparaît en fait dans une résurgence difficile à repérer, à 1160 m d’altitude, dans un chaos de roches moussues, sous la falaise des Rochers de l’Alpe.

    Un circuit forestier balisé en jaune, partant des ruines du château de Bellecombe (716 m), amène tout d’abord à la belle cascade du Cernon (980 m) avec sa vasque d’eaux transparentes d’un magnifique vert émeraude. Là commence une grimpette bien raide sur un sentier tapissé d’aiguilles de pin. Le sentier ramène au lit du torrent par une trace en dévers, parfois sécurisée par des chaînes. Eviter le faux pas !L’accès à la source est ardu ; on traverse sur des blocs humides et glissants, par un cheminement aléatoire bien que balisé, avec la mention : « risque de chute ».

    Passé ce lieu assez sauvage, où seuls les curieux découvrent la résurgence, les pancartes indiquent le retour vers Saint Marcel d’en Bas (750 m). Le sentier parcourt une Réserve Naturelle de toute beauté, avec fougères, érables, roches tapissées de vert, conifères, champignons divers. Et à proximité de ce village, en lisière de forêt, on savoure la vue sur les falaises , en même temps que le casse-croûte revigorant.

    Revenus à Bellecombe, on découvre vers le parking de l’église, la table d’orientation implantée sur les terrains du château. Belle randonnée en boucle, typiquement cartrusienne !

    Participants à cette sortie du 14 septembre : Clo, Camille, Guillaume, Daniel, Geneviève.

  • Tour d’Ambin

    Tour d’Ambin

    Neuf copains randonneurs intéressés par un périple franco-italien de 7 jours en fin d’été 2025 (20 au 26 août), un entraînement en montagne avant le départ (4 sorties d’une journée vers Saint-François-Longchamp, dans la vallée du Haut-Bréda et près d’Arvillard), la préparation de l’itinéraire avec la carte IGN TOP 25 numéro 3634 OT (Val Cenis), une météo favorable pendant la randonnée, et enfin une bonne cohésion du groupe malgré des rythmes de marche différents (les lièvres attendirent les tortues) : tels furent les ingrédients de ce cocktail revigorant appelé « Tour d’Ambin cuvée 2025 » !

    Cette randonnée itinérante fut agrémentée de 2 « variantes » supplémentaires. Elle totalisa environ 5000 m de dénivelée positive, 4900 m de dénivelée négative, 84 km de distance, 28 heures de marche. Ce circuit classique part de Haute-Maurienne (refuge du Suffet au-dessus de Bramans) et rejoint par le vallon d’Ambin la frontière franco-italienne au col d’Ambin. On chemine ensuite versant italien au-dessus de la vallée de Suze, avec retour en France par le col Clapier (frontière). S’ensuit le long vallon de Savine qui amène aux abords du Lac du Mont-Cenis. On boucle l’affaire par quelques cols situés à l’ouest du Petit Mont Cenis, ramenant à la Combe des Archettes qui plonge sur le vallon d’ Ambin.

    Nous avons ajouté à ce beau circuit, 2 randonnées permettant d’avoir un meilleur aperçu géographique et historique des lieux (Pas de la Beccia et Fort militaire de Turra, alpages de Bramanette et église Saint-Pierre d’Extravache.)

    Jour 1 : refuge d’Ambin

    7,20 km, 575 m D+, 2 h 25 de marche.

    Nous arrivons en début d’après-midi au refuge-gite du Suffet (1750 m), au-dessus de Bramans, après un voyage de deux heures en voiture. Le temps est humide, nous enfilons les vestes « Goretex », vérifions si tout le nécessaire est bien dans nos sacs à dos pour sept jours d’itinérance, et démarrons vaillamment sur une route encadrée de belles forêts de mélèzes et autres conifères. Très vite, un sentier louvoyant entre les rochers et végétations fleuries sur la rive droite du torrent d’Ambin, nous monte insensiblement au refuge d’Ambin (2270 m). Le site est assez austère, l’accueil de la gardienne Florence très sympathique, et la soirée dans cette maisonnette rustique permet les premiers échanges entre nous 9 et d’agréables convives (une mère et sa fille Zoé en vadrouille).

    Jour 2 : Col d’Ambin, refuge Levi-Molinari

    8,9 km, 650 D+, 1114 D-, 3 h 20 de marche.

    Cette étape menant au Col d’Ambin (2899 m) pour rallier le refuge Lévi-Molinari1, en Italie, fut la plus alpine. D’abord accompagnés de prairies et zones minérales le long du sentier bien tracé en rive droite du torrent d’Ambin, nous sentons la pente se redresser après la bifurcation avec la sente du col de l’Agnel, que nous ignorons. Un passage câblé de roches humides nous mène au-dessus de la conque du magnifique lac d’Ambin. Celui-ci reste voilé par une brume légère, qui laisse apercevoir les eaux turquoise ; séquence « photos » ! Ensuite, courage… pour gravir un vaste couloir rocheux bien raide, balisé de quelques marques rouges, qui nécessite parfois de mettre les mains et débouche sur un beau replat. On profite de cette zone parsemée de névés, de petite végétation et de roches ocre polies par l’érosion, pour rejoindre enfin un superbe abri, le bivouac Walter Reiss, fixé dans la brèche du col d’Ambin, à la frontière franco-italienne. Une photo « pot de fleur » (traduire : « photo de groupe au sommet ») s’impose.

    La vue s’ouvre sur le Val de Suze. Le début de la descente s’effectue dans un étroit couloir assez raide, et la pente se maintiendra sur les 400 premiers mètres. Ensuite, on dévale (façon de parler !) le sentier balisé rouge et blanc jusqu’à une zone plus plate et vaste, laissant sur notre droite de beaux troupeaux de vaches et rejoignant des mélèzeraies entourées de mélanges de graminées blondes et fougères vertes. Un enchantement qui durera jusqu’au refuge Lévi-Molinari (1849 m).

    Celui-ci s’avère bien agréable, malgré quelques installations défaillantes, du fait (dixit le gérant) des conditions climatiques de sécheresse. Des blocs d’escalade créent de l’animation, de nombreuses sculptures en bois décorent la terrasse, et le Rio Galambra offre de belles vasques pour la toilette du jour.

    Jour 3 : refuge Vaccarone par les Dents de Chiomonte

    Distance 14,7 km, D+1300 m, D-359 m, 5 h 32 de marche.

    Totalement en Italie, cette étape parcourt le versant sud de la crête reliant les Pointes Sommeiller, d’Ambin et Ferrand, en passant par les fameuses Quatro Denti Di Chiomonte. Partant du refuge Lévi-Molinari, elle rejoint le refuge Vaccarone (2770 m) par un sentier balcon qui traverse de beaux hameaux (Grange della Valle et Grange Clot Di Brun) aux toits de lauzes colorés. Les monolithes de roches métamorphiques, en nombre bien supérieur à 4, s’élèvent fièrement dans des pentes toutes vertes, avant que le sentier (toujours balisé rouge et blanc) ne franchisse un col.

    Un peu avant, nous passons devant la sortie du trou de Thullie, ouvrage remarquable creusé par un certain Colombano Romean de 1526 à 1533, pour canaliser l’eau de la vallée de la Clarea vers la vallée de Suze pour l’irrigation. Il est toujours en service.

    Nous rentrons alors dans le vallon de Tiraculo, très bucolique, où nous arpentons un sentier reposant, après toutefois une descente et une traversée ardues amenant aux granges de Thullie. La suite est plutôt agréable, avec passage devant une belle caserne militaire en pierres, le Rivovero del Gias. Le refuge est sur un promontoire très ouvert. Les bouquetins y sont « comme chez eux ». Le lac del Agnelo, à proximité, fait le bonheur des adeptes de la nage en lac de montagne et des contemplatifs. L’ambiance de la soirée est bien italienne et montagnarde, le gardien Andrea gérant son refuge avec bonhommie.

    Jour 4 : Col clapier, refuge du Petit Mont-Cenis

    Distance 11,7 km, D+280 m, D-869 m, 3 h 36 de marche.

    Nous quittons Vaccarone par un sentier-balcon qui amène à une faille rocheuse équipée de câbles, et descend plein nord vers le cirque des lacs Clapier. Cet intermède assez physique est suivi de la traversée du cirque, où l’on s’amuse de voir de belles vaches (italiennes ?) baguenauder sur les névés. Le Rio Clapier déroule paresseusement ses méandres. La courte remontée au bivouac Hannibal débouche sur le col Clapier (ou de Savine) à 2503 m, frontière. La vue est magnifique, avec le lac de Savine bleu profond en contrebas, les versants doux et verts, et au loin, les Dômes enneigés de Vanoise. En ces lieux, dit-on, Hannibal passa avec sa troupe de 30 éléphants, il y a bien longtemps, lors des Guerres Puniques.

    La descente du long vallon orienté nord-ouest est entrecoupée d’une sieste idyllique, le dos calé contre un rocher modelé, les yeux clos sur des images apaisantes, toutes de vert et de bleu. Nous choisissons de pique-niquer aux lacs Perrin, au prix d’une petite remontée de 100m avec quelques câbles. Là, des libellules et des herbes couchées sur les fonds vaseux accompagnent notre dégustation. La face nord d’une des dents d’Ambin trône majestueusement sur l’autre rive du vallon de Savine, telle une cathédrale de pierre. Une courte descente parmi les myrtilliers aboutit au refuge du Petit Mont-Cenis (2120 m). Ce sera notre « home » pour deux soirées.

    Jour 5 : pas de la Beccia, Fort de laTurra

    Distance 19 km, D+980 m, D- 950 m , 6 h de marche.

    Du refuge, nous partons vers le nord, dans des alpages qui conduisent au Grand Plan. La pente se redresse progressivement, ménageant des vues superbes sur le lac du Mont-Cenis et les vaches brunes qui paissent silencieusement. Ça glisse parfois sur la terre sèche et tant bien que mal, nous gravissons ce pas (2717 m) que marque une borne. Le temps d’admirer encore le lac, nous filons plein nord sur un bon sentier tracé dans les schistes, sous les crêtes de la Cime du Laro. L’ancien fort militaire de la Turra est un ouvrage complexe, fait d’un porche d’entrée monumental, de plusieurs casemates et tunnels communicants, qui permettent la surveillance du col et du lac du Mont-Cenis. Le vent froid s’est invité dans toute cette zone, et nous recherchons un lieu de casse-croûte un peu plus bas. La descente au lac du Mont-Cenis s’effectue par un sentier bien raide au début, fleuri de gentianes asclépiades bleutées.

    Au niveau du col du Mont-Cenis, certains choisissent pour finir, l’option café/ auto-stop, d’autres le retour sur le bitume (environ 7 km), d’autres enfin, une variante surplombant la route sur un sentier bordé de prairies rousses et de bouquets roses d’épilobes. Douches , étirements, bières et bon repas dans ce refuge bucolique du Petit Mont-Cenis, terminent cette journée dans la convivialité. Dehors, marmottes et marmottons s’en donnent à coeur joie !

    Jour 6 : col de Bellecombe, col des Archettes, refuge du Suffet

    Distance 13,2 km ; D+600 m ; D-982 m ; 4 heures de marche.

    Le départ au soleil matinal est calme, sur des pistes tracés entre les alpages qui passent par la ferme de Mestrallet. Les vaches nous regardent curieusement depuis les fenêtres de leurs stalles (rigolo !). Le col de Bellecombe situé plus au nord (2475 m) est entouré de reliefs assez doux. La suite du parcours se fait hors sentiers, sur des traces confidentielles ponctuées de petites roches blanches en gypse, nécessitant plus d’attention quant aux directions à suivre vers l’ouest. De nombreuses edelweiss égaient les sols pierreux. Le col des Archettes (2510 m) est peu marqué. Sous l’oeil impassible du Mont Froid, nous a y admirons les versants sud du ruisseau de Laméranche, le long duquel nous allons descendre. Ces versants sont couverts de végétation rase striée de grandes coulées écrues de roche de type gypse. Et au deuxième plan, les glaciers de Chasseforêt s’étalent en masse gris-blanc. La Combe des Archettes est bien raide pour nos guibolles dans sa partie alpages, comme dans la partie inférieure. Nous traversons une zone totalement ravagée par tempêtes ou avalanches, les arbres sont couchés, leurs troncs cassés et secs. Un pin à crochets centenaire nous dispense alors son ombre bienfaisante pour le pique-nique bien mérité. Vers Lameranche (1580 m) nous rejoignons enfin le torrent d’Ambin, traversé sur une large passerelle en béton. Là, une remontée de 3 km environ sur le bitume nous ramène à notre point de départ, le refuge du Suffet (1750 m).

    Jour 7 : Circuit Saint-Pierre d’Extravache, refuge de Bramanette, refuge « Lo Tsamou »

    Distance 9,3 km, D+600 m, D-582 m, 3 h 10 de marche.

    Nous partons en voiture sur la route qui descend à Bramans, et nous nous arrêtons au parking de la chapelle de Saint-Pierre d’Extravache (1660 m). Rapidement, nous empruntons une piste forestière très raide orientée au sud. Elle rejoint Pré Maudru et se raccorde au sentier menant au vallon et refuge de Bramanette (2074 m). Celui-ci est fermé pour travaux mais nous apprécions la pause dans ces paysages tranquilles. Nous entamons le retour par un sentier-balcon noyé dans la végétation, à la cote moyenne 2150, direction est, jusqu’à rejoindre le beau refuge de LoTsamou (chamois en patois savoyard) à l’altitude 2080 m environ. Après la pause repas et boissons, nous descendons une dernière fois dans la forêt jusqu’à la belle esplanade de l’église inscrite aux monuments historique, que nous visitons avec curiosité.

    Participants : Virginie, Sigrine, Bérénice, Dominique, Fabienne, Geneviève, Alain, Daniel, Jean-Philippe.

    1. Construit en 1928,le refuge a été nommé en mémoire de Mariannina Levi, alpiniste et skieuse décédée deux ans plus tôt. Sous le fascisme, le refuge a été rebaptisé Magda Molinari, car les lois raciales interdisaient l’utilisation d’un nom juif. Après la guerre, pour ne vexer personne, le double nom a été adopté, bien que les Turinois l’appellent encore affectueusement « il Mariannina Levi ». (https://www.caitorino.it/rifugi/levi-molinari/) ↩︎

    La trace, enregistrée sur le terrain

  • Le Lac Blanc du Haut-Bréda

    Le Lac Blanc du Haut-Bréda

    Très belle randonnée sur les pentes forestières puis les alpages escarpés du secteur du torrent de le Grande Valloire, dans la vallée du Haut-Bréda.

    Au départ des hauts de Thiervoz (1080 m), le sentier de pays balisé en jaune et rouge nous amène aux chalets de la Petite Valloire (premier chalet et chalet de la Fouetterie), avant de recouper le GR 738, qui rejoint « en balcon » le chalet de la Grande Valloire (1823 m). Celui-ci est niché au pied du vallon supérieur de la Grande Valloire, qui conduit au Lac Blanc (2130 m), dont les eaux nous apparaissent en fait turquoises. À cette saison, des tapis de linaigrettes toute blanches décorent des rives. Au-dessus, le col et Pic d’Arguille surmontent de grandes pentes minérales très austères.

    Le retour s’effectue en boucle depuis le replat du chalet de la Grande Valloire, sur le tracé du GR 738 en direction de la Pierre du Gros Carré. Là, quittant le GR au Pont de la Grande Valloire (1150 m), on traverse le torrent pour revenir plein nord par une trace confidentielle au point de départ (à proximité, au lieu-dit « Les Moilles »1030 m).

    Lors de cette randonnée, à laquelle participaient Dominique, Daniel et Geneviève, le temps fut plus clément que prévu, l’inclinaison des sentiers parut bien forte à certains, en montée comme en descente (comme disait Georges Livanos, « Le Grec » grimpeur de haut niveau, dans « Au-delà de la verticale », … » et la paroi se redressait encore ! « ).

    À déguster avec modestie, ce périple de 11 km !

  • Cols de Sarvatan et Montjoie.

    Cols de Sarvatan et Montjoie.

    Bel itinéraire au – dessus de Saint François Longchamp, au départ du télésiège de la Lauzière (1896 m).

    Cette boucle traverse d’abord « la Grande Pierraille » pour nous amener progressivement par un sentier quelque peu physique au versant est du col de Sarvatan (2439 m), assez minéral lui aussi, et encadré par des sommets aux arêtes bien dentelées, dont le Rocher de Sarvatan.

    Ensuite, une belle traversée à peu près horizontale en direction de la Grande Coutire, balisée de cairns, rejoint un sentier qui bascule alors sur le versant ouest ; ce sentier bien tracé redescend jusqu’à la jonction avec le sentier « jaune et rouge » du Tour de la Lauzière, à l’altitude 2047 m.

    Courage ! Ne reste alors plus qu’à remonter 200 m plein sud pour arriver au col de Montjoie (2259 m), marqué par des murs paravalanches et cahutes en pierre locale. Là, avec la super vue sur Roche Bénite et Roc Rouge en premiers plans, les Aiguilles d’Arves et autres sommets de Vanoise et Ecrins, le casse-croûte s’impose : « miam de l’esprit et miam du frigérateur » (CF des chanteurs humoristiques1 connus il y a un certain nombre d’années !).

    Le retour par un sentier bien balisé et tracé, nous fait passer en versant sud/est près du sommet de Montjoie (1994 m), avant d’obliquer à l’est pour raccorder le sentier emprunté à l’aller, sous la Grande Pierraille.

    Sortie marquée par la chaleur avec courants d’air frais, l’ambiance décontractée des participants, et un final très agréable chez Fabienne et Alain, dans leur « sweet home » de Saint François Longchamp.

    Dénivelée 740 m ; distance 9 km.

    Participants : Alain, Fabienne, Sigrine, Dominique, Isabelle, Jean-Pierre, Daniel, Geneviève.

    1. Pit et Rik, la cicrane et la froumi ↩︎
  • Les mélézins de Montricher-Albanne

    Les mélézins de Montricher-Albanne

    Quand on remonte la vallée de l’Arc en Maurienne, passé Saint -Jean, on observe sur la rive gauche de l’Arc d’imposants versants nord couverts d’une végétation dense qui se teinte d’or à l’automne, les mélézins. Et c’est un enchantement d’accéder aux hauteurs par des routes bordées d’or et de vert sombre, les mélèzes et épicéas se côtoyant pour un feu d’artifice éphémère. Éphémère en effet, car les mélèzes (Larix decidua, en latin) ont la particularité d’être les seuls conifères à perdre leurs aiguilles quand vient l’hiver, et toute cette poudre d’ or s’amasse alors au sol pour constituer un tapis confortable pour le pied du marcheur !

    Nous avons profité du spectacle, en ce 11 novembre, en rejoignant Les Karellis (1620 m) pour une randonnée à la Croix d’Albiez (1985 m).

    Cette randonnée à l’ubac nous a fait traverser les mélézins sous la Combe de Messolard, impressionnés par des pans de la montagne constitués de longues dalles shisteuses. Dès le départ, la magnifique Croix des Têtes s’imposait, soulignée d’une nappe de brume qui resterait formée jusque dans l’après-midi ; à noter aussi les mers de nuages sur les vallées, qui nous ont fait apprécier d’être là-haut.

    A la Crête de Lacha, la vue s’est ouverte progressivement sur les massifs de l’Etendard, Belledonne, Aiguilles d’Arves et Haute -Maurienne, après la cabane du Pas du Boeuf et une rude remontée en forêt.

    Quelques passages ponctués de débris shisteux demandaient de la vigilance sur ce sentier balisé en jaune avec point bleus indiquant le chemin vers Casse Massion.

    A 2241m exactement (dixit l’altimètre), nous avons opté pour redescendre aux Karellis par un sentier orienté nord-est, et balisé en jaune, la suite de l’ascension vers la Croix de Casse Massion étant totalement à l’ombre ! Le sentier traverse la crête de Porte Brune, avant de plonger dans un mélézin très dense. Notre lieu de pique-nique fut choisi sur cette crête ensoleillée.

    Au retour à la station des Karellis, nous avons retrouvé les couleurs flamboyantes des mélèzes, la Croix des Têtes imperturbable, et les nappes de brume sous le soleil. Ne restait qu’à rejoindre la vallée dans la grisaille…

    Dénivelée 650 m ; distance 9 km.

    Participants : Florence, Dominique, Daniel, Geneviève.

  • Arête de l’Evêque au Collet d’Allevard

    Arête de l’Evêque au Collet d’Allevard

    Jeudi 7 novembre, fête de la Sainte Carine, nous avons choisi de marcher à la rencontre d’un Évêque qui veille à la sérénité du lieu-dit Collet d’Allevard. Le soleil nous accompagne pour ce pèlerinage alpin.

    Nous partons donc, la foi chevillée au corps, de la station de ski du Collet d’Allevard (1420 m) ; les pistes bien enherbées nous conduisent tranquillement vers le Super Collet, d’où démarre la longue crête boisée relativement escarpée, dite « Arête de l’Évêque », que nous allons parcourir en partie, sur une sente parsemée d’aiguilles de pins. Dans ce sanctuaire de la nature, l’Évêque est en fait un majestueux monolithe rocheux qui borde le sentier et nous impose une minute de contemplation. Ayant au passage reçu la bénédiction du génie « tolkien », nous poursuivons d’un bon pas jusqu’à rejoindre le sentier balisé du Tour du Pays d’Allevard.

    Nous basculons sur le versant Veyton, et rejoignons le Chamois (1920 m) par ce beau sentier en balcon pas toujours reposant (racines d’arbres, montées/descentes, dévers).

    Là, nous faisons demi-tour pour revenir sur la station et casse-croûter auprès du chalet de l’ex-téleski du Soleil, face au Grand Charnier et au magnifique replat des Périoules. Plus bas, quelle surprise de voir bondir en travers du chemin, un fougueux chamois qui disparaît rapidement !

    Nous terminons ce circuit d’un même pas cadencé jusqu’au « front de neige » tout vert !

    Dénivelée 665 m ; distance 7 km.

    Participants : Clo, Dominique, Daniel, Geneviève.

  • L’or de la Croix d’Allant

    L’or de la Croix d’Allant

    Implantée dans les alpages d’Allant à 1580 m d’altitude, cette croix bénie assez récemment en présence des alpagistes par Monseigneur Ballot, n’est pas en or, ni en argent ! Elle surplombe modestement les vallées du Chéran et du Nant Fourchu.

    En ce début d’automne, au gré de la longue piste pastorale partant du Coudray (920 m), c’est l’or des feuillages qui magnifie le paysage, faisant oublier la pluie légère et la brume dissimulant les lointains ; ses écharpes blanches soulignent les ensembles mordorés, fauves et jaunes des hêtres et érables, d’autant plus remarquables sur les prairies toutes vertes.

    La Croix d’Allant marque ce jour la fin de notre montée censée aller jusqu’au Plan de la Limace, 200 mètres plus haut. Un chalet accueillant avec table de pique-nique nous offre une pause agréable, avant la descente par le Bois du Replat ; au passage, nous découvrons de belles dalles équipées pour l’escalade. Le soleil fait son apparition peu avant le retour au Coudray, les chalets y sont fleuris… Les Bauges éternelles !

    Dénivelée 660 m, distance 9 km.

    Participants : Daniel, Geneviève.

  • Mont Outheran automnal

    Mont Outheran automnal

    La traversée de ce sommet typiquement cartrusien nous apporta son lot d’émotions (positives), après un départ bien tranquille au-dessus du Désert d’Entremont (commune d’Entremont le Vieux).

    Partis du lieu-dit « Les Bruyères »(1200 m) situé tout près du téléski des Bruyères sur la D 45, nous avons rejoint le col du Grapillon (1509 m) dans une hêtraie au sol parsemé de roches calcaires karstiques, en admirant au passage une magnifique falaise émergeant au sud de Vuillette, mais non nommée sur la carte.

    Au col, nous nous sommes dirigés vers le Pas de Cuert, au nord/nord-est, en direction du sommet d’Outheran qui émergeait de la forêt comme un phare.

    À partir de là, le vent bien frais, la marche sur le sangle longeant la falaise, puis la progression dans un terrain raide parmi les rochers gravis en « mettant les mains » ont pimenté cet accès au sommet.

    De la vigilance, le plaisir d’une escalade facile sur environ 100 mètres de dénivelée, avec la cheminée juste sous le sommet : ce ne fut que du bonheur dans une ambiance conviviale décontractée !

    Sur le plateau sommital (1673 m), après la traditionnelle photo de groupe auprès de la croix et le tour d’horizon sur les sommets alentour, nous avons entamé la longue marche nous amenant plus au nord vers la cabane d’Outheran (1596 m). Autant dire que nous avons goûté aux reliefs karstiques, roches glissantes sculptées, gouffres, végétation moussue aux formes alambiquées, avec parfois une glissade involontaire, petites montées et descentes : la cabane rustique fut la bienvenue pour un casse-croûte arrosé par une légère bruine.

    La descente au col du Mollard ( 1320 m) et à La Serra, en versant est du plateau, nous promena entre de beaux « à pic » sur un sentier raide toujours tracé parmi les roches calcaires, et heureusement bien balisé en jaune (félicitation aux baliseurs !). Une piste forestière revenant au sud nous ramena à la route départementale D 45 puis au parking du départ, ayant bouclé la boucle de 9 km.

    Quelques grands arbres tout dorés illuminaient le paysage , il pleuvinait, nous devisions gaiement, que demander de plus ?

    Participants : Clo, Dominique, Daniel, Geneviève,
    et Philomène, Bérénice de Chambaix rando.