Nous avons laissé la voiture au lieu-dit Bel-Air, pour commencer par enquiller une montée par la piste forestière qui passe par le refuge de la Racine. Là, nous avons rebroussé chemin jusqu’à prendre une piste sur la gauche afin d’atteindre un plateau intermédiaire.
Puis notre but était de rejoindre la Croix du Rafour. Geneviève avait de bons souvenirs de cet endroit et savait – après une petite enquête dans ses archives photographiques – comment rallier la fameuse Croix.
La Croix du quoi ?
Le terme « Rafour » viendrait du celtique ‘ra’, la chaux, et du bas latin ‘furnus’, le four. Il y avait donc sans doute des fours à chaux dans ce coin de l’Isère. Cependant, ce n’est pas la définition que m’en a donné Geneviève, qui avait entendu par son amie de la Chapelle du Bard que « Rafour » voudrait dire « four à charbon ». Mais peut-être y a-t-il rencontre entre les deux acceptions du terme « Rafour » car pour transformer le calcaire en chaux vive, il faut le chauffer à grand renfort de charbon. L’allumage du four nécessitait lui-même de brûler du bois, ce qui fait qu’on pouvait trouver des restes de bois carbonisé dans ces fours après leur abandon.
Quoiqu’il en soit, nous avons fait une belle petite balade en ce beau jour du Jeudi 15 Février 2024. La vue était belle entre deux arbres, sur les Grands Moulins qui décidément m’appellent. Quand la neige aura fondu, je ferai sans doute un périple par là-haut…
Nous sommes montés en deux groupes : les femmes en raquettes, les hommes à skis.
L’objectif était le Grand Rocher, en partant du foyer de ski nordique du Barioz.
Après une partie de montée dans la forêt, la vue s’est modestement élargie à cause d’un nuage qui chapeautait le tout (à ne pas confondre avec Chapotet, autre objectif intéressant 😉 ).
Nous voilà déjà sur l’arête qui mène au sommet :
Pendant toute la montée nous avons fait le yoyo avec une bande de raquettistes venus dans la même intention que nous : avoir une magnifique vue dégagée sur Belledonne à la croix ! Ca n’a pas empêché Geneviève et Sigrine de poser en souriant devant la vue imaginaire.
Faut pas cracher dans la soupe, on a quand même vu la vallée côté Chartreuse entre deux nues :
Mes sourires étaient rares ce matin. Bravo à Geneviève qui a su en capturer un lors du dépeautage :
Et à moi de photographier l’ami Daniel dans sa fameuse pose iconique, les paumettes remontées, le nez froissé, et les ratiches apparentes :
Puis sonne l’heure de la descente sur neige en tôle ondulée, glacée en somme. Très formateur ! Il me reste juste à rapprocher les skis et à « être plus vif » comme dit Daniel.
Après l’effort le Beaufort ?
En tout cas on s’est restaurés au foyer avec bière, boissons chaudes et convivialité.
Organisation : Yves Duchêne, Daniel Dupuis, Guillaume Cointy
Participant.e.s :
Raquettes : Cécile Roulet
Splitboard : Olivier Roulet
Ski de rando : Bernadette Van Wynsberghe, Geoffroy Amos, Hervé Marsan, Daniel Dupuis, Guillaume Cointy, Rosario Santoro, Yannick Clevy, Julien Lallement, Eliot Boulat
Cette première journée Ski de rando FSGT 73 a été une réussite.
Le groupe était à taille humaine, ce qui a facilité la gestion de la sortie.
Nous avons été accueillis par Yves comme des princesses et des princes le matin au départ par un bon café.
L’équipe s’est alors mise en route depuis le hameau du Châtelard en n’oubliant pas la sécurité : test des ARVA.
La montée s’est faite dans la bonne humeur : paires ou triplettes se sont vite formées :
Guigui et Laurent, les stars à lunettes,
Notre splitboardeur international, Olivier, et Hervé,
Geoffroy et moi-même, en grande discussion.
Et d’autres sont resté.e.s seules, les groupes étant tout de même à géométrie variable.
Laurent devant les cimes,
L’unique raquettiste, Cécile
Rosario tout sourire …
… et notre Daniel Dupuis national, doyen qui en veut encore !
La première rampe mène au lieu-dit Lachat. Ici, Cécile avait atteint le point culminant de sa sortie. Elle a pu profiter du timide soleil peinant à traverser le voile blanc avant de redescendre tranquillement : déjà une bonne grimpette de faite !
Bernadette, quant à elle, reste attentionnée et humble, et regarde bien où elle met les pieds.
Sur un replat au-dessus, nous avions une belle vue :
Nous sommes reparti.e.s ensemble et là c’est un duo de chamois qui s’est constitué !
Toujours les deux stars, et en plus y’en a un qui tire la langue, tellement il est content de nous avoir déposé.e.s !
Pour ma part, j’ai rejoint Yannick et on a parlé de son boulot et de montagne. Une conversation passionnante pour moi. Ce mec est vraiment intéressant, allez lui causer ! Il m’a donné plein d’idées de randos, notamment AltaVia 1 et 2 en Italie …
On a pas vu le temps et le déniv’ passer, et voilà que tout le monde finit par arriver en haut pour une belle photo de groupe :
Promis Yannick, les oreilles de lapin, c’était pas prémédité ! (Ceci dit, le hasard fait parfois bien les choses 😉 )
Puis vient le temps de la descente, sur une neige changeante en fonction de l’altitude. Le début était riche en poudre, puis il y a eu une petite croûte superficielle, et après c’était une petite couche de poudre sur du quasi-verglas dans les bois. Un peu technique donc pour le débutant que je suis, mais j’ai bénéficié des bons conseils de Bernadette ! Assez parlé de moi, petite galerie de photos de cette descente :
Après avoir bataillé un peu avec les bois, nous voilà en bas, avec le vin chaud qui nous attend !
Et la ripaille !
À l’animation et au service, Yannick et Yves !
Le traiteur recruté par Yves a fait un boulot admirable, on avait un super gratin dauphinois et des paupiettes de poulet avec une généreuse sauce aux champotes, comme dirait Guigui ! Pour le dessert de ce gargantuesque repas, un agrume au choix.
Merci tout le monde pour tous ces sourires, dont je vous laisse, comme un bouquet final, quelques aperçus. On dirait vraiment un magasine…
Sportivement, gymniquement, amicalement, votre scribe du jour, Eliot.
Pink Floyd dans les oreilles (Breathe et The Great Gig in the Sky) me donne assez de punch pour accomplir la première ascension du jour, celle des escaliers.
Après quelques péripéties routières, nous prenons enfin la bonne petite route au Villard-de-la-Table. La voie se couvre progressivement de neige et ça saupoudre pas mal lorsque nous nous garons pour chausser.
2 raquettistes, 2 skieurs à l’assaut de ces contreforts Nord de Belledonne.
Nous franchissons non point le Rubicon, mais la Serraz.
La montée se passe bien, j’ai en tête :
tantôt L’Homme de sa Vie, de Lili Cros et Thierry Chazelle que je chante avec la joyeuse chorale de la Rochette1 – concert le 03 Février à 18h00 à la salle Polyvalente de Valgelon-La Rochette -,
tantôt Give me your Love de l’excellent groupe helvético-parisien Captain Neimo and the Nautilus Crew – allez voir ce que fait ce groupe, c’est assez prodigieux2
Tout cela nous mène jusqu’au Chemin des Guenilles qui monte au refuge de la Grande Montagne du Verneil. Là, la progression est déjà plus chaotique.
Mais cela ne nous empêche pas de rallier ce que je devine être des alpages en été, avec en majesté la grange et le refuge.
Les voiles nuageux daignent alors s’entre déchirer ce qui laisse apparaître à notre regard une partie de la Vallée des Huiles.
Il est 11h, on grignote, puis on décide d’initier Muriel et Gilles à la détection de victimes d’avalanche avant de manger. Ça tombe bien, il y a une bonne quantité de poudre. Daniel puis moi allons enfouir un DVA et nos deux comparses s’initient :
au premier signal
à l’approche
à la recherche en croix
au déploiement et à l’utilisation de pelle + sonde
Nous n’irons pas à Chapotet, qui était notre objectif initial de sortie. Rando cool aujourd’hui. Les raquettistes s’éclatent en redescendant dans la forêt en foulée glissée tandis que Daniel et moi déchaussons à plusieurs reprises dans la première descente sur piste forestière.
Puis c’est un long faux-plat presque montant où mes racines jurassiennes ressortent. Je me surprends effectivement à esquisser le pas du patineur fondeur avec mes grosses lattes !
Ça marche plutôt bien : il suffit de jouer avec les deux petites pentes de part et d’autre de la butte centrale du chemin enneigé et ça glisse tout seul !
Nous poussons une dernière fois sur les bâtons et franchissons, toujours pas l’Rubicon, crénom de nom, mais à nouveau la Serraz cataracte.
Participants : Jean-Noël, Daniel, Les Chamoniards, Eliot
Je dédie cette sortie et cet article à Esteban Olivero, jeune espoir du trail et du ski alpinisme qui a trouvé la mort en montagne quelques jours avant Noël. Comme quoi nos éléments ne font de cadeau à personne. Mes pensées vont à sa famille et à ses proches.
La contemplation des paysages givrés et enneigés m’a accompagnée pendant toute cette course en montagne. Depuis les fléchettes fragiles aux rameaux des résineux jusqu’aux sommets enthousiasmants, quand on se donne un peu la peine de marcher et de faire glisser les peaux, on voit décidément un spectacle immobile mais époustouflant.
Des fléchettes, y serait pas un peu toc toc ?
Voilà de quoi je parle ! :
En 1400 m de montée, on a le temps d’en voir des choses ! La forêt enneigée étouffe les sons mais réverbère bien la lumière :
Puis vient la première grosse difficulté, le couloir sous les Pointes de Mouchillon (avec un joli cours de conversions pour moi) jusqu’à la pause méridienne près d’un lac, que je présume être celui de la Motte.
Faire redémarrer les jambes n’est alors pas une mince affaire, d’autant qu’il reste quelques hectomètres de haut à franchir ! Qu’à cela ne tienne, je regarderai le bout de mes skis et ne penserai quasiment à rien.
Veuillez nous excuser, Daniel et moi étions tellement absorbés par notre mission (dépeauter, convertir les fixations et rechausser) que nous n’avons même pas pris de photo du sommet ! L’occasion d’y retourner sans doute !
Et la descente, ah, la descente… Beaucoup de conseils m’ont été prodigués par les Chamoniards et je les en remercie beaucoup. Avec un déniv’ pareil, pas besoin d’aller en salle de sport, le jour des jambes c’est tous les jours en montagne ! Quelques images ?
Jeudi 11 Janvier, direction la Maurienne pour une sortie moins exposée aux avalanches que Sarvatan.
On laisse la voiture au hameau de la Perrière, qui appartient au petit village de Montaimont.
Des conditions idéales pour une montée tout en douceur jusqu’à la chapelle Ste Marguerite.
Le chemin s’escarpe un peu après ce point, et on évolue ensuite sur une crête bien mignonne pour atteindre un premier replat.
Il s’agit alors de continuer la montée afin de découvrir ce pour quoi on s’est levé le matin : non seulement une vue imprenable sur la Maurienne Ouest à gauche et les barres du Plaisset qui nous surplombent sur la droite, mais aussi Belledonne Nord et une étonnante roche percée (la fameuse Roche Cornue !) Tout cela reposant sur une belle mer de nuages s’étant établie depuis le matin dans la vallée.
Montée finale vers la Roche Cornue.
Il a fallu faire la trace, merci Guillaume !
Alain et la Roche Cornue
La descente après pitance a été facile et fluide, quoique perturbée par la présence de quelques cailloux.
Participantes et participants : Dominique, Fabienne, Daniel, Alain, Guillaume, Eliot.
Un grand beau temps nous attendait pour cette journée bien sportive.
Nous chaussâmes les lattes sur le haut de St François-Longchamp, qui répondait autrefois au nom de St-François sur Bugeon (1650 m). Nous passâmes alors un premier col. Il s’agit du col de la Madeleine, une sommité de la grande Boucle ! C’était en quelque sorte l’entrée de notre escapade. Nous découvrîmes, en passant ce premier col, ce qui allait nous faire manger assez de dénivelé pour rassasier notre faim de mètres d’altitude : la montée en lacets jusqu’au point culminant de cette randonnée, j’ai nommé le col de la Flachère (2700 m). Ce plat de résistance était bien chaud (à noter une inversion de température ce jour-là entre la plaine et les hauteurs) donc nous suâmes un peu pour atteindre l’objectif. Au col, le vent était frais et assez fort, par intermittence avec des temps calmes. Cela nous invita à nous vêtir un petit peu plus, mais ne nous empêcha pas de contempler la majestueuse Tour de la Flachère. Elle était givrée de petites pointes effilées par le vent qui soulignaient le contraste lumineux entre les faces ensoleillée et ombragée . Certains mangèrent là en attendant les autres, et toute la troupe redescendit plus bas pour remplir l’ensemble des réservoirs ventraux. L’heure du dessert avait sonné : il était temps de descendre toute cette belle pente qui, il faut le dire, m’a bien fait sortir de ma zone de confort ! Cerise sur le gâteau, j’ai fait une belle chute tête la première dans la poudre, ce qui fait rentrer le métier en douceur. Quelques duveteux greniers à poudre étaient accessibles à qui avait le bon pif !
Puis ce fut la descente finale vers le point de départ, avec en prime pour moi, comment dire, une certaine lourdeur dans les jambes…
Merci Sigrine, Virginie, Daniel et Jean-No pour cette belle sortie mémorable.
La sortie du jeudi 14 Décembre 2023 avait pour objectif le village voisin d’Arvillard : j’ai nommé Presle et ses multiples hameaux.
Pour atteindre ce but, nous commençâmes par la montée vers la Combe et empruntâmes le chemin du pont du Chaney qui enjambe le Joudron. Celui-ci était fougueux après les nombreuses pluies de cet humide automne. Jugez plutôt !
Puis ce fut la remontée vers Mollard Ciseaux et l’arrivée à Presle (hameau de Panse Durieux). Mais cela ne nous suffit pas, nous avions faim de montée ! Nous dirigeâmes alors nos pas vers le chemin qui monte à Prodin. Nous allâmes jusqu’au lieu-dit Pierre Gaite avant de descendre, les pieds dans la flotte, jusqu’à la modeste chapelle St Roch. Cette descente était chaotique à cause de nombreux troncs d’arbre en travers.
Et enfin nous finîmes par une descente, toujours les pieds dans l’élément eau (mélangé à l’élément terre), vers Calvin. Celle-ci aussi avait des airs de parcours du combattant à cause des arbres tourmentés par les vents et le sol subitement gorgé d’eau. Nous achevâmes alors notre boucle sur la petite route de la vallée des Huiles par une entrée triomphale mais néanmoins silencieuse dans le village de départ.
Le comité était restreint ce jour, puisque seuls Geneviève, Daniel et le scribe Eliot avaient bravé leur sommeil matinal pour chausser leurs grolles de sept lieues.
Première sortie ski de rando de la saison des neiges
1 glisseuse folle et 3 glisseurs fous, j’ai nommé Dominique, Jean-Noël, Daniel et Eliot, se sont retrouvés à Allevard pour finir la route ensemble et chausser les patins au Collet d’Allevard.
On sentait bien que c’était la première de la saison, car l’une (devinez qui) d’entre nous avait oublié ses rondelles de bâtons, et un autre (plus dur de trouver) n’avait pas ses semelles orthopédiques !
Qu’importe, la fine équipe avait soif de dénivelé et de poudre ! Ce furent mes premiers pas glissés sur des spatules de ski de rando et franchement, j’aime ça ! Premières conversions aussi, et c’est juste un coup à prendre, ça se fait bien.
On ne fit pas la montée sagement sur la piste damée tout du long, non, on acheva la montée par du « singletrack », diraient nos voisins d’Outre-Manche, bien pentu à souhait…
Et là :
Les gars se prosternent devant le Grand Miceau…
Ils s’émerveillent aussi devant l’œuvre du vent et des faibles températures sur un banc posé là :
Puis c’est la redescente sur les pistes sans sous-couche mais quand même damées. On peut admirer les styles des premiers à descendre, bien classe :
Jean-NoDominique
Et le mien, disons peu académique, mais qui fait le boulot :
Et pis bah la descente ça va très vite par rapport à la montée, on a tout dévalé d’un coup, en passant quand même par la jonction de Pré Rond.
Col du Grand Cucheron – Tourbière de Montendry-Montgilbert – Fort de Montgilbert – Batterie de Rochebrune – Col du Grand Cucheron
Cette fois-ci, nous étions en petit comité, Geneviève, Daniel et moi-même Eliot.
L’atmosphère était fraîche et humide en ce matin du jeudi 23 Novembre de l’an de grâce 2023. Qu’importe, nous fîmes défiler facilement le chemin forestier sous nos crampons jusqu’à parvenir aux sources du Gelon, à la tourbière de Montendry-Montgilbert. Ici nous attendait une atmosphère mystérieuse, qui ne nous quitta qu’épisodiquement cette journée-là.
La nature est un temple naturel où l’esprit de l’homme peut facilement s’absorber dans sa méditation, où il peut s’imprégner de la divine douceur de sentir un instant son humanité se délivrer des exigences terrestres.
Reine Malouin
Puis ce fut l’arrivée au Fort de Montgilbert, toujours dans la brume. Le fort et les batteries de la crête des Hurtières ont été construits après la guerre de Prusse (1870) et faisaient partie de la Place de Chamousset, interdisant l’accès aux vallées savoyardes. Cette place forte militaire et cette lumière diffuse me donnaient presque l’impression que des soldats allaient sortir des casemates… Pourquoi « presque » ? Parce que l’homme s’est réapproprié ce lieu d’histoire et que les dernières activités en date, dont le paintball, l’ont hélas fait ressembler à une décharge.
Le chemin nous mena ensuite vers la batterie de Rochebrune où nous mangeâmes. Derrière nous, le massif de la Lauzière daigna pointer le bout de son nez blanchi lorsque le brouillard perdit momentanément de son emprise. Un ptit sourire pour la photo, et c’est parti pour le retour !
Le retour de cette randonnée est plus aérien, bien que s’effectuant en forêt. On sent bien que la nature a façonné une réelle dentelle de roche, sur laquelle nous tricotons l’équilibre avec nos jambes et nos bras.
Les dernières descentes donnent l’impression que des leprechauns ou des trolls vont surgir !
Départ du parking de Super Collet, montée par l’arête de l’Evêque, Col de Claran, Chalet de Claran, redescente par les pistes de Super Collet.
Un quatuor constitué de Geneviève, Dominique, Daniel et Eliot s’était donné rendez-vous à l’heure où blanchit la campagne pour partir en montagne. Une fois le véhicule garé près du Collet d’Allevard, notre petite troupe s’égaya en savourant le joli paysage des vallées et des sommets saupoudrés.
Commença alors l’ascension vers la crête de l’Evêque. Sur le chemin l’on croisa d’imposants piliers de pierre moussue. C’était une roche manifestement grenue avec de gros cristaux.
Dominique se prosterne-t-elle devant le géant de pierre ?
On joua un petit bout de temps avec la crête, lui effleurant l’échine par la droite puis par la gauche.
Lorsque les arbres se firent plus épars, l’on put admirer les sommets d’alentour.
Il restait alors à atteindre le col de Claran pour ensuite descendre au chalet éponyme. Là, on rencontra quatre jeunes femmes qui avaient passé la nuit là. Leurs chiens nous traitèrent d’abord de tous les noms à notre approche, avant d’accepter sans broncher de généreuses caresses : étonnant comme accueil !
Notre mission (remplacer la tôle du poêle et y coller un joint) fut rondement menée, et nous pûmes remonter péniblement au col pour faire ripaille.
Le temps tournant légèrement, nous ne nous attardâmes pas ici. Le groupe se scinda en deux : les « anciens », plus raisonnables, rentrèrent par un chemin moins exigeant, et « le jeune » dans sa fougue rentra par les Plagnes. Bien lui en prit car il parfit sa connaissance des lieux grâce aux panneaux verts décrivant les environs. Par exemple, saviez-vous que le Grand Charnier tire son nom des cairns, nos salutaires empilements de pierre ?
Puis ce fut le retour par les pistes de Super Collet, jusqu’à la rencontre d’un photographe animalier en rade de feu sur le parking.
Tout du long, l’œil curieux du quasi-géologue s’émerveilla de la diversité des roches rencontrées en un si petit mouchoir de poche : grenues, à schistosité, il ne manquait que des roches sédimentaires !
Albanne – Le Pain de Sucre – Le Bonhomme de Pierre – Gros Mélèze – Albanne
Quatre forces vives s’étaient donné rendez-vous au petit matin sur la place d’Arvillard. Malgré la petite froidure de cet automne vigoureux, elles partirent à l’heure.
Téléportons-nous au commencement de leurs pas : nous sommes à Albanne, en face du célèbre Col du Télégraphe et du fort du même nom ! Le sentier serpente entre les remontées mécaniques pour atteindre la forêt puis Prario, avec son beau torrent frais et tumultueux.
Mais la montée n’est pas finie ! Les quatre courageuses âmes devaient encore s’élever jusqu’au Pain de Sucre pour y admirer la table d’orientation et tenter de nommer tous les monts environnants, ce qu’elles firent avec un certain succès.
Point de vue forme physique, les anciens et anciennes n’étaient pas en reste avec les chamois et autres bêtes sauvages : c’est Geneviève qui proposa de monter jusqu’au Bonhomme de Pierre ! Cela rajouta un petit peu de dénivelé. A la montée, les pas humains emboîtèrent les traces d’ongulés montagnards et de grands prédateurs à coussinets.
Loup ? Lynx ? On ne le sut pas …
Là-haut on voyait tout le pays et un cairn en colonnes servit de trépied pour la photographie sommitale. Puis ce fut la descente vers le casse-croûte et enfin un détour vers un autre ancien …
… Ce vénérable est considéré comme le plus gros Mélèze d’Europe : 600 ans pour 30 mètres de hauteur et 6,40 mètres de circonférence, dit-on par là, avec plus de détails historiques et techniques sur le site des têtards arboricoles. Ses généreuses mensurations lui ont valu le sobriquet de … Gros Mélèze ! Quelle surprise ! (Qu’on se le dise, ils ne se sont pas trop fait chauffer la caboche ceux qui lui ont donné ce nom)
Puis ce fut la descente finale parmi les autres mélèzes, les érables et les sorbiers des oiseleurs, jusqu’au village d’Albanne, pour boucler la boucle tranquillement et redescendre en Belledonne.
Bilan ? 10 km et 655 m de dénivelé positif. Plein de belles couleurs, un rayon de soleil inespéré et des conditions idéales.