L’épisode 3 du podcast Belledonne de la Voix est en ligne. Pour y accéder c’est simple : dans la barre principale du site, tout à droite, cliquer sur Interviews et vous verrez apparaître sous l’épisode de Pierre celui de Raph.
L’épisode 2 du podcast Belledonne de la Voix est en ligne. Pour y accéder c’est simple : dans la barre principale du site, tout à droite, cliquer sur Interviews et vous verrez apparaître sous l’épisode de Daniel celui de Pierre.
Le brouillard empêchait de plus en plus la vue d’exercer sa clarté. L’angoisse d’un faux pas, d’une errance saisissait la gorge des voyageurs pédestres : au-devant de quoi allaient-ils ?
Soudain l’une d’entre eux eut l’impression de distinguer une marque sur un rocher. La purée de pois ne la rendait pas sure d’elle. Elle fit quand même quelques pas dans cette nouvelle direction. Elle était sur le bon chemin ! Ce ne fut alors que cris de joie, tant le travail avait été bien fait : la route, certes chaotique, était désormais tracée vers l’éclaircie et la chaleur d’un foyer ardent. Bonsoir, chalet de la Perrière !
Les Grands Moulins
Pour que de telles histoires soient possibles, Geneviève, Philippe, Thierry, Daniel et moi-même sommes montés nous garer à Val Pelouse pour baliser le chemin de Grande Randonnée numéro 738 depuis le Refuge de la Perrière et jusqu’au Col d’Arpingon.
Il y avait un petit peu de travail et de montée au programme.
Nous avons croisé de jolies plantes à fleurs.
Merci tout le monde pour la découverte de ce beau pays, merci à tous les bénévoles qui ont mis de l’énergie dans la réfection du refuge de la Perrière, sans lequel je n’aurais jamais rencontré Mister DD l’infatigable mangeur de dénivelé.
Vous le savez peut-être, j’ai interviewé (et je continue de le faire) quelques personnes de l’association, et le premier épisode concernant notre président est sorti, ça se passe sur la page suivante :
Geneviève, Daniel, Thierry et votre scribe se sont retrouvés ce matin du jeudi 27 juin de l’an de graisse (non saturée) 2024 à la traditionnelle place St Roch d’Arvillard.
La mise à feu du moteur à explosion a eu lieu à 9h pétantes.
Nous avons balisé le secteur du GR 738 allant du Col du Champet au Col de la Perche.
L’occasion pour moi – en plus de remplir ma tâche de tâcheur d’arbres et de cailloux – de m’émerveiller de ce beau temps, de ces beaux nuages (en forme de peigne quelques fois) et de toutes les fleurs qui explosent en ce début d’été.
Tourne en rond, maintenant prononce bien ton prénom, après tu fais … Rhododendron, Rhododendron ronron …
Dick Annegarn, auteur-compositeur-interprète néerlandais
Autant vous dire que je suis actionnaire majoritaire en termes de nombre d’images.
La balade depuis le Col du Champet et jusqu’au Col de la Perche en passant par le Grand Chat et le Lac des Grenouilles au Col d’Arbaretan vaut vraiment le coup d’œil à cette saison, tant pour les fleurs abondantes (rhododendrons, pulsatilles, gentianes, orchis tachetés et j’en passe) que pour la « beauté duale » (pour reprendre un terme de Pierre Kiroul) qu’elle offre : d’un côté le massif de la Lauzière à l’est, prolongé au sud-sud est par la Vanoise, de l’autre la vallée du Grésivaudan avec comme horizon abaissé par la frange nuageuse les massifs des Bauges et de la Chartreuse.
Mais les images valent mille mots :
Fleurs :
RhododendronsRhododendron visitéGéranium des présRosier des AlpesJolie fougère torsadéeDe la famille des ComposéesPulsatille des AlpesTrèfle des AlpesRumexLotier corniculé ou Petite coronille ou (?)Orchis tacheté
Paysages :
Pointe du Rognier (bien ébahie)Geneviève gambadant vers le Lac des Grenouilles
Et quand même, faut pas déconner, des gens au travail !
Au Col du ChampetSur la crête du Mont du ChatAu Mont du ChatGeneviève et Thierry en plein bavar… boulot !Thierry marchant sûrement vers le col de la Perche très proche
En marchant sur ces belles formes, l’esprit s’allège. Cela me fait penser à un poème que j’avais écrit après une virée sous le col de la Frèche fin Septembre 2023 – jour historique de ma rencontre avec BSN et Tous à Poêle !!! – que je vous livre ici :
Fils de pensées
Les pas s’enchaînent Les parents m’aiment
Les fils de pensées se délient Le fils de la pensée est hardi
Les idées vagabondes abondent Et courent sous le cuir chevelu
Mais elles ne font que passer, n’accaparant pas tout
La caboche est fluide, tout comme l’eau du Bens
Deviens rivière à la descente Bondis de pierre en pierre
Débranche tout, pas après pas Et tu seras Présent
Présent à l’air, au feu du Soleil, à l’eau des glaces timides
Et bien sûr à la Terre tout entière !
EB
Et pour finir, les abeilles du coin se sont prises d’affection pour nos couvre-chef. Ici deux jolis spécimens ayant élu domicile sur le chapeau de Geneviève juste avant qu’on ne redescende au Col du Champet.
Jeudi 06/06/2024 et Vendredi 07/06/2024, nous sommes montés, Daniel, mon pote Henri et moi, au refuge de la Perrière pour y apporter de petits soins.
Il fallait refaire la clôture anti-vaches autour du refuge, donc monter de nouveaux piquets de bonne facture à dos de sherpa depuis la piste en contrebas du refuge (environ 100m de dénivelé à chaque aller-retour). Cette tâche nous a échu, au brave Henri et à moi-même, tandis que Daniel maniait divers outils pour tendre comme il faut les précieux câbles.
Au retour, le jeudi, Daniel a profité des 4 roues motrices de son tacot passe-partout pour nous montrer le habert de la Perrière.
Le deuxième jour fut plus acrobatique pour moi, avec une montée sur le toit tandis qu’Henri montait encore du matériel (notamment de la sciure pour les toilettes), bravement.
Résultat, un chapeau de cheminée assujetti au conduit, une belle clôture et un endroit toujours plus accueillant !
Heureusement, vendredi Tous à Poële débarquait pour fignoler le travail, en agrandissant le garde-manger et en vidant les toilettes sèches.
Je ne remercierai jamais assez toutes les personnes qui ont oeuvré sur ce refuge, sans lequel je n’aurais jamais rencontré Daniel et ces deux belles associations.
Balisage en solo de la portion de GR entre Le Pontet (Les Granges exactement) et le col du Champet.
Le début de la montée s’est effectué dans une atmosphère de polar nordique :
Je n’avais heureusement aucun cas de crime sordide et bien ficelé à résoudre, j’étais simplement payé à marcher et peinturlurer là où ça le demandait. (Promis monsieur le juge, j’ai un alibi : j’étais en forêt ce matin-là)
La montée m’a permis de constater que les passerelles sur zones humides étaient en train de redevenir gentiment mais surement de la terre :
La vue était assez dégagée en haut pour admirer la vallée des Huiles et les Bauges :
À la descente, je commençais à désespérer de voir de la faune sauvage lorsqu’une peluche rousse à queue touffue a rebondi devant moi sur le chemin. Je n’ai pas pris de photo mais j’ai bien apprécié son numéro de trapèze et d’équilibriste dans les branches voisines lorsqu’elle s’est sauvé.
Ce n’est qu’à la fin de mon escapade que j’ai parcouru la zone humide du Pontet. Des grappes de minots s’y égayaient en apprenant deux trois trucs sur la faune et la flore locales, en classes vertes.
Vous connaissez les réalisations quasi artistiques de Camille, la précédente service civique (cartes de rando, topo du site d’escalade…), à moi d’apporter ma pierre à l’édifice en mettant sur pied mon projet de podcast.
Il s’agira d’interviewer les volontaires en leur posant notamment des questions sur leur relation à notre beau massif de Belledonne.
Départ d’une petite quinzaine de personnes (et un bébé) pour le chemin des crêtes qui délimitent le Sud du massif des Bauges.
L’objectif, après avoir traversé la forêt de la grande Teppe, était d’abord de rallier le roc de Tormery.
Rosario est allé voir le chemin qui monte de la vallée, voici son arrivée !
De là nous avons enchaîné les crêtes au bord de la falaise calcaire, alternant petites montées et petites descentes. Après avoir gravi Le Taupin, nous avons pique-niqué à la Roche du Guet (voir ci-après).
Cette sortie a aussi été l’occasion de parfaire nos connaissances botaniques : j’ai appris que le coucou (la plante hein, pas l’animal) était une espèce de primevère, et que la plante dans la photo suivante est une cardamine :
Nous nous sommes arrêtés après la belle ascension du Taupin pour manger, et prendre une belle photo de groupe :
Puis nous avons paisiblement continué la crête avant de se séparer en deux groupes : un qui redescendait sans autre forme de procès jusqu’au lac puis aux voitures, et l’autre qui poussait jusqu’au lieu-dit Rochefort (dénivelée totale du parcours : environ 700 m et distance 11 km).
À l’arrivée, un bon p’tit goûter et quelques rafraîchissements avant de repartir dans nos vallées respectives.
Merci tout le monde d’avoir répondu présent !
La vidéo des deux initiatives du week-end. Merci Maud.
Participants : Geneviève, Valérie, Daniel, Pierre et Eliot
Le départ s’est effectué du calvaire dans le village (côté Allevard). À la montée, Pierre nous a étonnés de sa science des plantes (mais nous n’étions pas en reste quand il s’agissait d’étaler nos quelques connaissances pour autant).
La montée s’effectue à couvert, dans de véritables champs d’ail des ours, en pleine poussée printanière.
Nous arrivons au Moutaret et profitons de son eau, devant sa belle église.
Puis la montée continue, jusqu’à atteindre l’endroit d’ « Après l’effort, le réconfort » : la pause méridienne !
Quel épanouissement !
Sans trop s’attarder, malgré un soleil qui nous appelait à rester assis là, nous entamons la descente.
Nous croisons des chemins de descente de grumes.
Pierre nous dit que ça lui fait penser à une pratique alsacienne, le schlittage, qui consistait à faire descendre des billots de bois sur les luges, appelées des « boucs », pour les traineaux avant, et « chèvres » pour les traineaux arrières. Le terme générique pour un traineau était « schlitt ». Comme ça on est redescendus moins bêtes qu’on est montés.
Ensuite, Pierre et moi, on a fait comme si on était en pleine action, et c’était bien drôle.
Nous sommes arrivés sur le lieu d’une ancienne forge, où les lieux étaient investis de créatures étranges.
Retour par la mer de fer, lieu-dit énigmatique, et arrivée à la voiture ! Un joli tour pour fêter l’arrivée du printemps !
Allez, une petite photo pot-de-fleurs pour la route :
Une belle météo nous attendait. Nous avons même eu chaud à la montée, avec en prime un coup de soleil au cou…
En montant sur la piste forestière depuis St-Colomban-des-Villards, Daniel m’a indiqué deux endroits différents où il avait posé la voiture précédemment… Autant vous dire qu’on a fait une partie du dénivelé escompté en voiture.
On a débuté par une marche skis sur le sac avant d’atteindre la neige vers 1700 m d’altitude.
Puis s’ensuivit la montée vers l’objectif.
En montant nous pouvions admirer les Aiguilles d’Arves et la Vanoise.
Le déjeuner fut vite expédié, tout en profitant de ce cadre majestueux. Et après ça, descente !
Nous avons croisé d’anciennes coulées, et avons même tenté le ski sur l’une d’elles. Pas facile…
Puis ce fut le retour à la voiture, skis sur le dos. Daniel, on est bien sur le bon chemin ?
Mes amis Hugo et Luca étaient à Arvillard pour quelques jours et n’ont pas manqué à l’appel quand il s’est agi de se dégourdir les lattes vers Valpelouse.
Daniel nous avait concocté une jolie sortie : départ de la route de Valpelouse, bifurcation à gauche pour atteindre l’ancien bas des pistes, montée par le tracé d’un ancien téléski, arrivée sur la pente dégagée et large, ascension de cette dernière, parvenue à la crête au-dessus, et poussée finale vers le sommet de la grande Montagne, faisant face aux majestueux Grands Moulins.
Les Grands Moulins
Lors de notre pause déjeuner, nous avons pu observer de valeureuses personnes attaquer le couloir Nord Ouest des Grands Moulins. En voici une image signée Daniel :
Oui, les quatre pixels noirs au-dessus du verrou sont bien des skieureuses !
Nous n’avons pas d’images de le descente, nous étions bien trop concentrés sur nos virages. Le haut était relativement léger point de vue neige, le bas plus mou et lourd.
L’intrépide et inlassable Coucou euh … Geneviève, est encore allée visiter le vallon du Cristillan ce jour-là car, écrit-elle : « Il a neigé cette nuit, et le paysage est métamorphosé ! Du Blanc ! »
D’autres (Fabienne et Alain) prenaient la route pour effectuer leur devoir de grand-parents du côté de la Maurienne.
D’autres encore (Ghis, Virginie et Raph) taillaient eux aussi la route mais comptaient bien profiter de la poudre légère tombée du ciel en cette belle nuit d’hiver. Il se sont arrêtés vers Cervières, près du mythique col de l’Izoard. Ils ont chaussé au Laus et ont grimpé le col des Ourdeis. Voici quelques uns des clichés de Virginie et Ghis :
On s’croirait dans le Yukon !
Tout le reste du groupe a pris les deux voitures restantes pour explorer la poudre fraîche au-dessus de Molines, vers le hameau de Fontgillarde. L’objectif ? Rider la peuf – comme disent les jeunes – depuis le pic Traversier en passant à côté du Col de Longet. Et là aussi, les clichés sont de toute beauté :
« Quel bonheur de monter doucement dans une atmosphère féérique de blancheur poudreuse et légère ! Le paysage de ce coin-là est réellement grandiose, des versants peu pentus aux pics un peu plus déchiquetés.
Cette sortie était réellement décontractée, avec peu de pente mais de quoi s’amuser dans la poudre fraîche. Le Pic Traversier a un look de haute montagne à seulement 2870 m d’altitude.
C’est la sortie où j’ai le plus pris plaisir de la semaine.
Merci tout le monde pour cette jolie escapade sud-alpine ! », écrivais-je à l’issue de la sortie, enchanté.
Pendant ces instants suspendus, Sigrine est devenue grand-mère. Je souhaite la bienvenue à Louise dans ce monde qui est si beau quand on le regarde bien. Je lui assure que je ferai mon possible pour qu’il le reste.
Un dernier article va paraître, sur un ton que je voudrai léger et rieur, pour relater toutes les petites anicroches de ce séjour.
Si la veille, pas grand monde n’a pris la plume, ce jour-là la trace écrite est encore plus maigre. Je vous la livre néanmoins dans son entièreté : Geneviève écrit :
» -> Neige, activités réduites (Marche dans le vallon du Cristillan)
-> Stage de méditation mené par Bernadette «
Fin de l’article ? Eh bien non, je me fais un devoir de broder un minimum à propos des activités de ce jour-là. Pour moi le matin c’était sciage de bûches dans la chambre, et l’après-midi, pas plus vite que le matin …
Avec Ghis et Raph, comme on est des choristes modèles (n’hésitez pas à aller sur notre site, Les Baladins du Val Gelon, concerts le 31 Mai et le 1er Juin), on a travaillé les chants et ça a plu à Cécile qui prenait sa douche à côté. Plaisir partagé donc…
À suivre, le dernier jour au gîte des … des … des Baladins !
On a demandé de manière insistante à Daniel de narrer sa journée. Voici littéralement ce qu’il en a laissé comme trace :
« Tête de Girardin
Départ des remontées mécaniques (sic)
Cool. Cécile, Daniel »
Daniel a décidément pour objectif d’économiser sa salive et l’encre des stylos. Mais il n’a pas tort dans un monde où tout le monde l’ouvre pour parfois ne pas dire grand chose de constructif… ça me fait penser à l’adage que j’attribue au navigateur Jean Le Cam : « Bien dire fait rire, bien faire fait taire ». Daniel incarne exactement cela. Mais trêve de paragraphes, place aux photos de l’escapade en duo de Cécile et Daniel :
Le même jour, dans la vallée, c’était ski de fond en trio (Bernadette, Alain et moi-même). Pas beaucoup de plat sur ce terrain de jeu nordique…
Geneviève et Rosario partirent ce jour-là se balader dans le vallon du Cristillan. La première ayant l’habitude de déjeuner sur la terrasse d’un chalet alors fermé, elle écrit ceci : « Vallon du Cristillan jusqu’à Rabinoux, déjeuner au Villard dans la cour de notre chalet privé. Retour par les abords de l’église Ste Cécile. » L’expropriation va très vite avec notre amie ! Faites gaffe, si elle vient plus de deux fois chez vous, elle remporte la mise, une vraie coucou !
Peut-être que Daniel n’écrit pas des pages (quoique, Geneviève m’a dit qu’il était bien capable d’affuter sa plus belle plume) mais le 21 Février 2024, d’aucuns ont fait des sorties et n’ont rien raconté sur papier. Il faut dire qu’entre s’envoyer du sauciflard et réfléchir à une formulation, le choix est vite fait !
Ce groupe-là est monté aux Chalets de Clapeyto. Il y avait Magali, Jean-Noël, Sigrine, Ghis, Raph, Fabienne et Virginie. Voici quelques belles photos des amis Virginie et Jean-Noël :
En tout cas ça donne envie de monter à Clapeyto dans le futur…
Ce col au nom marrant, il fallait que j’y aille. Je ne parle pas du col Fromage, même si la tentation fut grande de n’y aller que pour le nom. Bramousse ! Quel nom mystérieux et à la fois mignon !
En tout cas, mignon ou pas il fallait mettre un pied devant l’autre et r’commencer pour en venir à bout. L’équipe ? Cécile, Geneviève (pas lassée par cette montée), et votre scribe.
Voilà ce que j’ai écrit de retour au gîte sur cette sortie : « Ambiance chaude, le sentier rappelle des drailles varoises parmi les aiguilles de résineux. La bonne forme et la bonne humeur sont arrivés avec l’altitude. Super vue au-dessus du col, conversations intéressantes à la descente. De bons moments. »
Ce même jour, les gens n’ont pas été très loquaces à propos de leurs sorties. Mais les images faisant foi, on a pu se rappeler que Ghis a accompagné le bon blessé de guerre jusqu’à Guillestre pour les différentes démarches post-traumatiques. Ce duo en a profité pour visiter les environs de la ville et monter jusqu’au Mont Dauphin :
Pendant ce temps-là, d’autres avaient soif de poudre et n’ont pas hésité à accéder au Col Tronchet (une « bavante » selon Sigrine, qui était accompagnée de Virginie, Fabienne, Bernadette, Magali et Raph). Voilà ce qu’en dit au retour celle qui en a bavé en ligne droite :
«
1ere moitié de la descente dans une neige exceptionnelle
Dans la forêt, la marche à pied peut être une option pour descendre (étroit, neige gelée)
«
Je confirme : descendre à pied dans la forêt, c’était notre tactique avec Cécile le dimanche 18, et ça nous a bien délié les jambes, c’était top !
La fameuse pente Sud Ouest vue du Col Tronchet. Elle est vierge de toute trace et pour cause : elle est en plaque et suivie d’une crevasse !Magali en plein effort
Je pense que le groupe qui a fait la crête de la Blavette a pioncé tôt ce soir-là parce qu’il n’a pas pris la peine de relater ses exploits. Pourtant il y en a eu, hein Daniel 😉 (je consacrerai un article aux moments succulents de ce séjour, restez connecté.e.s). Des images valent mieux qu’un long discours, voici le groupe d’Alain, Jean-Noël et Daniel ce jour-là :
Du vrai ski de printemps, avec passages sur herbe et tout !
Encore une belle journée dans le majestueux et accueillant Queyras !
Geneviève s’AlainDelonnnise ce jour-là, et parle d’elle à la troisième personne :
« Geneviève explore encore le vallon du Cristillan, et monte au col de Fromage (2301m). Vues superbes, mais ni vaches ni fromagerie… »
Groupe Ghis/Cécile/Raph/Eliot : Direction le col près du pic Cascavelier. Après des sections verglacées en longeant le ruisseau – avec découverte de l’utilisation des couteaux pour moi, ascension sommitale avec pas mal de conversions glissantes. J’étais tremblant devant le gaz. La redescente a été plus facile que dans mes appréhensions. On a pris le temps pour manger et redescendre à notre rythme.
Descente du pic Cascavelier.
Avec nous se trouvait un autre groupe, qui a continué l’ascension sur l’arête jusqu’à la pointe des Marcelettes pour choper un beau versant de poudre, orienté Nord : ce groupe-là (Sigrine, Fabienne, Bernadette, Virginie, Magali) est revenu à St Véran avec des étoiles dans les yeux et du plaisir plein les jambes, car là-haut, c’était de la pure neige…
Autre équipée : direction le Col Albert (Rosario, Daniel, Jean-Noël, Alain). Alain raconte :
« Mauvaise pioche aujourd’hui … Le moral était pourtant au beau fixe au départ du Melezet. Après une phase d’approche au fond du vallon, nous bifurquons à gauche pour atteindre le hameau de la Riaille où les choses sérieuses commencent par un chemin étroit et bien glacé … Après quelques virages serrés, Rosario dérape légèrement et chute … Cri de douleur immédiat … Il craint aussitôt une luxation de l’épaule … Après maintes précautions, nous arrivons à redescendre au hameau où nous décidons d’appeler les secours.
Une longue journée commence pour notre ami, entre les hôpitaux d’Aiguilles et de Briançon … Daniel reste avec Rosario, Jean-Noël et moi repartons à l’ascension du Col. Montée régulière jusqu’à 2880 m.
La descente se décompose en 3 phases :
bonne poudreuse jusqu’à 2400m,
neige croûtée jusqu’à 2000m,
puis de la soupe (heureusement !) pour descendre le sentier étroit jusqu’à la Riaille où nous retrouvons la piste du Melezet pour terminer …
Nous retrouverons Rosario à 22h au gîte, rassurés !
Comme l’a relaté Bernadette dans le précédent article, le premier jour voit un groupe bien motivé s’attaquer à une sortie de 1200m de D+, d’entrée de jeu. Leur objectif ? Le Col Girardin et la Tête de Favières, au-dessus de l’arrivée des remontées mécaniques de la station de Ceillac. Ils passeront près du Lac St Anne, où le panorama est exceptionnel. Composition de cette escouade : Bernadette, Virginie, Rosario, Jean-Noël et Alain.
« Excellente neige souple à le descente. Le retour depuis le Melezet fut long, en mode skating ! 20.5 km, 1230 m D+ », relate l’un des membres de ce groupe.
Le même jour, Geneviève se lance dans l’ascension du Col de Bramousse en solo, avec des crampons légers sous les chaussures. Il se sont avérés « bien utiles sur les 200 derniers mètres, et surtout à la descente, ludique ».
Un autre groupe (Sigrine, Fabienne, Raph, Magali, Ghis) est monté beaucoup plus vite au lac St Anne, et pour cause, ils ont pris la « version péprouf » : « montée par les remontées mécaniques jusqu’à 2400m !! Puis direction le Lac St Anne et montée par le vallon menant au Col Girardin. Les derniers mètres (de la Tête de Favière 2867m, ndlr) se font à moitié sur de la neige gelée et dans les cailloux. Sur la crête, un groupe de skieurs nous informe que l’accès au Col Tronchet est inaccessible car une plaque de glace suivie d’une crevasse empêche de poursuivre l’itinéraire. A la redescente, après 30 min de plaisir hors piste, nous rejoignons la piste de la Chaurionde du domaine skiable de Ceillac… pour profiter du soleil à l’auberge sur les pistes = Total péprouf ! », raconte Ghis après cette belle journée.
Pour ma part, c’était comité restreint avec Cécile et Daniel. Nous avons posé la voiture au pied des pistes de Ceillac et avons lancé nos glissades à l’assaut du Col Tronchet, pour la première sortie de ski de randonnée pour Cécile. Bien sûr, safety first, comme on dit en bon français : nous avons fait un cours d’utilisation de l’ARVA/pelle/sonde puis un cours de conversions.
Cécile écrit :
« Ce qui m’a marqué le plus, c’est le calme et la nature apaisée sous le soleil. Les paysages sont magnifiques et c’est un vrai privilège que de grimper si haut sans mécanisme (1000 m D+ pour atteindre l’altitude honorable de 2600m) à la force de son corps et de son mental. Je me suis sentie privilégiée, c’est le mot.
Merci à mes deux acolytes du jour : Daniel, remarquable de gentillesse et d’énergie et Eliot pour sa bienveillance et générosité. La descente n’a pas été un plaisir – trop de fatigue. Demain, on fera plus court et je kifferai la descente. »